Biographie des intervenants

Prof. Rachid HAKKOU est Professeur à l’Université Cadi Ayyad  où il enseigne la chimie industrielle, le traitement des minerais et l’environnement minier. Il est titulaire d’un DESS en Valorisation des ressources du sous-sol à l’école de géologie de Nancy en France. En 1993, il détient un doctorat de l’Institut National Polytechnique de Lorraine en Géosciences et Matières Premières. En 2001 il a obtenu son doctorat d’Etat en Gestion et Traitement des Déchets de l’Université Cadi Ayyad.

Depuis 2016, il est Professeur Affilié à l’Université Mohammed VI Polytechnique et depuis 2006, il est Professeur Associé à l’Université du Québec en Abitibi-Tamiscamingue (Canada). En 2019, il devient Professeur Associé à Wuhan Institute of Technology (WIT, Chine).

Ses thématiques de recherche portent sur la valorisation des rejets miniers et les méthodes de restauration des sites miniers. Pr. Hakkou est membre du comité de lecture « Mine Water and the Environnement » (Springer).

Entre 2009 et 2016, il était titulaire de la chaire de recherche du Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI, Canada)  en «gestion et stabilisation des rejets industriels et miniers». Prof. Hakkaou a encadré et co-encadré et fait soutenir plus d’une quinzaine de doctorats dans le domaine de l’Environnement minier.

Par ailleurs, il a donné de nombreuses conférences et séminaires sur ces sujets, en plus d’avoir publié plus de 65 articles dans des revues internationales. Il a également présidé 3 congrès internationaux sur la gestion des rejets miniers et l’après-mine. En 2016-2018, il a  participé à l’élaboration du Plan National de lutte contre la pollution minière au Maroc.

En 2016, il a reçu le prix Hassan II pour l’environnement édition 2015, dans le domaine de la recherche scientifique et technique pour le projet «Gestion des rejets miniers pour un développement minier durable au Maroc».

Prof. Addi AZZA est un ingénieur géologue, diplômé de l’Ecole Nationale de l’Industrie Minérale (ENIM) de Rabat et de l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie (ENSG) de Nancy et titulaire d’un DESA et d’un doctorat en géologie (métallogénie) de la Faculté des Sciences Dhar Mehraz de Fès.

Il a exercé au Département de l’Energie et des Mines où il a occupé plusieurs postes de responsabilité tant à la Direction de la Géologie qu’à la Direction des Mines ou à l’Inspection Générale.

M. Azza a été Chef du Cabinet et Conseiller du Ministre chargé des Relations avec le Parlement et la Société Civile (2012-2013) avant d’être appelé en tant que Conseiller du Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement (2013-2016) puis conseiller du Ministre de l’Energie, des Mines et du Développement Durable (2017-2018).

Parallèlement à ses activités administratives, M. Azza assurait (et assure encore) des enseignements à l’ENIM (ENSMR) et à la Faculté des Sciences de Rabat et participait à l’encadrement de jeunes étudiants tant pour les PFE que pour des thèses de doctorat.

M. Azza a été nommé «Ingénieur Général» en 2007 et décoré du Wissam du mérite national de classe exceptionnelle en 2011.

– Prof. Moulay Lâarabi EL HACHIMI est depuis 2010 professeur de l’enseignement supérieur spécialiste en Géosciences de l’environnement et directeur de l’équipe de recherche en Géosciences et environnement au Centre de formation des cadres de l’enseignement (CRMEF) à Rabat au Maroc.

Moulay Lâarabi EL HACHIMI est titulaire depuis 2006 d’un Doctorat en Géosciences de l’environnement au sujet de l’impact des mines abandonnées Aouli-Mibladen-Zeïda (Maroc) sur l’environnement et d’un DESA en 2003 en Analyse et traitement des eaux de l’Université Ibn Tofaïl à Kenitra au Maroc. Il est parmi les premiers chercheurs marocains ayant mis en exergue l’impact des mines abandonnées sur l’environnement par l’étude du cas des mines Aouli, Mibladen, Zeïda.

Expert des environnements miniers, il est depuis 2007 membre actif  de divers groupes et de réseaux de chercheurs marocains et étrangers sur les mines orphelines, il a travaillé dans divers projets de recherches financés sur l’impact et la réhabilitation des mines abandonnées sur l’environnement le cas de la mine Zeïda. Depuis 2016, il dirige trois projets prioritaires de la recherche (PPR) du CNRST Marocain sur l’impact et la réhabilitation de la mine Zeïda.

Géologue de formation et aussi diplômé en pédagogie et didactique des sciences naturelles, il a exercé comme professeur des lycées depuis 1989. Il a acquis pour cela une grande expérience en éducation relative à l’environnent comme professeur et comme acteur de la société civile pour le développement durable.  Natif de la cité minière Mibladen au Maroc, élu communal et provincial (2009/2015) pour Mibladen, il préside depuis 2009, la Fondation Mibladen Aouli pour l’environnement et le développement (FMAED), ONG qu’il a créé pour l’objectif d’une part d’agir pour faire connaitre à grande échelle les diverses problématiques posées par les mines Aouli Mibladen Zeïda abandonnées depuis 1985, pour opérer au niveau de ces mines, à la valorisation et la sauvegarde de toutes les formes de patrimoine (géologique et minier), et d’autre part pour agir en vue de la réhabilitation de ces sites miniers à des fins de développement sociétal équitable et durable.

Abstracts

  • Valorisation des rejets miniers du Maroc comme matériaux de génie civil dans le cadre d’une économie circulaire
  • Par : Pr. Rachid HAKKOU

La réutilisation des stériles et des résidus miniers non générateurs d’acidité dans le génie civil principalement comme sables et/ou granulats dans les routes, les mortiers & bétons, les remblais, les briques, etc. constitue une voie de valorisation prometteuse qui contribuera à diminuer l’impact environnementale des exploitations minières  A travers des exemples dans le contexte marocain, la conférence présentera : (i) le projet pilote de parc eco-industriel proposé pour la valorisation des stériles de l’ancienne mine de charbon de Jerada, (ii) la valorisation des stériles d’exploitation et des boues de lavage de phosphates dans le domaine de la céramique industrielle et comme granulats pour le béton et dans les sous couches routières et (iii) La valorisation des rejets miniers de la haute Moulouya et de Touissit-Boubker comme granulats pour mortier.

  • Une stratégie intégrée pour la Valorisation et la sauvegarde du patrimoine des mines abandonnées Aouli-Mibladen-Zeïda au Maroc : Retour d’expérience
  • Par : Pr. Moulay Lâarabi EL HACHIMI

Suite à l’arrêt des mines Aouli- Mibladen-Zeïda abandonnées sans réhabilitation depuis 1985 dans la Haute Moulouya au Maroc, la situation sociale, économique et environnementale est très préoccupante et vulnérable au niveau des mines, au niveau des cités minières et en ville Midelt. Toute la région et les cités minières sont en attente d’un nouveau et réel levier moteur de développement respectant l’environnement.

En réponse aux problématiques posées par ces sites miniers, nous avons, depuis déjà plus de 15 ans, adopté une stratégie intégrée au sujet de laquelle nous vous présentons un retour d’expérience. Il s’agit d’une stratégie pour répondre aux problématiques suivantes : •Comment relancer le développement durable dans les sites et villages miniers Aouli, Mibladen, Zeïda et à Midelt et à l’échelle de toute la région sur la base du patrimoine géologique et minier et l’héritage de l’après mine à valoriser au profit des populations locales fragilisées par le passé minier ? •Comment protéger l’environnement et le patrimoine géologique et minier dans les mines Aouli, Mibladen, Zeïda?

Le retour d’expérience que nous présentons met en exergue nos diverses approches que ce soit en terme de recherches dans différentes structures et avec des groupes de recherches partenaires marocains et étrangers et aussi en terme d’actions citoyennes à travers la Fondation Mibladen Aouli pour l’environnement et le développement ONG créé depuis 2009. L’objectif d’une part est d’agir pour faire connaitre à grande échelle les diverses problématiques posées par les mines Aouli Mibladen Zeïda abandonnées depuis 1985 et opérer à la valorisation et la sauvegarde de toutes les formes de patrimoine (géologique et minier) au niveau de ces mines et d’autre part pour agir pour la réhabilitation de ces sites miniers à des fins de développement sociétal équitable et durable.  

  • Mine et environnement : Cadre législatif et réglementaire
  • Par : Pr. Addi AZZA

En plus de la réglementation générale relative à la protection de l’environnement (Loi cadre 99-12 portant charte de l’environnement, Loi 11-03 sur la protection et la mise en valeur de l’environnement, Loi 12-03 sur les études d’impact), le secteur minier marocain est soumis à des dispositions spécifiques à même d’en faire un domaine de développement durable. 

Ainsi, la loi 33-13 relative aux mines prévoit, d’une part, le traitement des haldes et terrils (titre V de la loi et décret 2-18-548) et, d’autre part, la protection des biens et des personnes (art. 56 et 57 de la loi) ainsi que la protection de l’environnement allant de l’étude d’impact jusqu’au plan d’abandon (Art. 57 à 62).

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